Le territoire

Le territoire

Le plan le plus ancien possédé par les archives de la commune date approximativement de 1780 ; il fut dressé lors de la confection du nouveau compoix. Il donne une idée assez précise de ce que fut Saint-Hilaire au XVIIIe siècle : 24 maisonsLa plaine Manade d’habitation (château inclus) avec annexes (cours, jardins, écuries, etc.) ; 1 maison curiale ; 1 four communal ; 1 moulin à vent ; 11 tènements ; 71 vignes, quelques lieux réservés aux pâturages (bêtes à laine) et la présence de nombreux bois et garrigues. Cultures dominantes : céréales et oliviers. On notera, à l’occasion, qu’il existait, en des temps plus anciens, un moulin à eau, lequel fonctionnait grâce à une importante retenue sise au lieu-dit la Resclauze (écluse) sur le ruisseau du Budel près du village, au quartier des Devès.
Une configuration qui a bien changé depuis, avec, côté village, l’implantation récente de lotissements et, côté culture, la propagation de la vigne qui a pris vraiment son essor à partir du XIXe siècle, dès l’arrivée du chemin de fer ; un vignoble occupant toujours une position dominante, mais qui se trouve gravement menacé aujourd’hui, victime d’une crise sans précédent.Cultures d’appoint : oliviers, blé, melons, asperges. Quelques bois subsistent encore, entre autres la Blaquière, les Devès et le Peillou, tous demeurant dans le domaine privé. Bien que présentant Grand Valatune superficie de moyenne importance, le territoire contient de nombreux lieux-dits Ruisseau: plus de 120 toponymes ou micro toponymes ont été recensés. Trois petits ruisseaux traversent la commune : le Budel (le plus important, affluent de la Bénovie), le Grand Valat et la Capouillère.
A noter, aux confins orientaux du territoire, la présence de la manade Janin, installée depuis 1970 au lieu-dit le Cros des Anèdes, le long du Grand Valat. Une vaste étendue de prés dans un site remarquablement aménagé, le mas du Grand Valat, où se perpétue la tradition camarguaise. En 1991, un taureau nommé Sangar a obtenu le titre de Biou d’Or, récompense ô combien convoitée dans le monde de la course libre. Depuis, de nombreux autres cocardiers sont venus enrichir le palmarès et grandir la notoriété des manadiers Anne et Yves Janin.